Depuis les dérnières semaines d’intenses contestations des projet de réforme, un certain nombre d’avancées ont été saluées par la communauté universitaire, aussi bien par les organisations d’étudiants que d’enseignants chercheurs.
En effet, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) Valérie PECRESSE a accepté de revenir en arrière sur un certain nombre de point. C’est ainsi que la réforme de la L1 Santé, jugée trop précipitée, a été sagement reportée d’un an, pour en préparer toutes les conséquences. Également, le projet de réforme du décret de 1984 régissant le statut des enseignants chercheurs, est en cours de réécriture, tenant a priori compte des inquiétudes des enseignants chercheurs et des étudiants.
Cependant, un certain nombre de préoccupations demeurent encore présentes, et ce ne sera qu’au titre de nouvelles garanties que la communauté universitaire a promis de lever l’état de crise “historique” que nous traversons dans l’université. Si la concertation a été réouverte, elle ne l’a pas été pour tous, puisque certaines organisations n’ont pas eu la possibilité de participer aux échanges, pourtant caractérisées par leur légitimité à être consultées. Encore, le projet de réforme sur la Masterisation de la formation des futurs enseignants, demeure encore rempli d’incertitudes quant à l’encadrement pédagogique des étudiants formés, et surtout au sujet de leurs stages d’expérience longs, principale perte vis à vis de la formation actuelle en IUFM, et qui garantissait une certaine expérience pédagogique aux futurs “maîtres”.
LaFACE 06, reconnaissant certaines avancées, reste catégorique sur le souhait de voir reporter d’un an la réforme de la Masterisation. Ce délai permettra d’une part de reporter la mise en place de ces nouveaux cursus de formations des futurs enseignants, dont un trés faible nombre de maquettes à été renvoyée au Ministère, et également de profiter de ce délai pour travailler en concertation, le contenu de cette réforme prise, comme les deux autres actuellement rediscutées, dans la précipitation et l’absence de discussions.
Thomas CÔTE
Président de la FACE 06




