Report des élections aux CA des CROUS
Report des élections aux CA des CROUS :
la FACE 06 et la FAGE dénoncent une représentation étudiante sacrifiée
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a annoncé hier, lundi 30 janvier 2012, le report des élections des représentants étudiants dans les conseils d’administration des Centres Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CROUS). Celles-ci devaient se dérouler au mois de mars. Le ministère argumente sa décision par la volonté de créer un climat serein pour ces élections étudiantes.
La FAGE rejette cet argument démagogique et malhonnête. Si Laurent Wauquiez souhaite un climat serein ce n’est pas pour les élections étudiantes mais bien pour l’élection présidentielle. Effectivement, alors que le gouvernement met en avant son bilan dans l’enseignement supérieur et la recherche, la réalité sociale des étudiants est à l’opposé des discours officiels. À l’heure actuelle, les élus étudiants au CROUS jouent le rôle primordial de porte-parole des étudiants qui subissent de plein fouet les conséquences des dysfonctionnements des différentes aides sociales (compléments mobilité, bourses sur critères sociaux, augmentation du ticket RU) et vivent dans des conditions qui se dégradent d’année en année.
Un mandat qui s’allonge, c’est l’absence d’élus et des conséquences dramatiques pour les étudiants au quotidien. En effet, ces étudiants, engagés initialement pour un mandat de deux ans, vont pour certains devoir rendre leur mandat car ils changent d’académie, partent à l’étranger ou finissent leurs études.
Le gouvernement sort donc de ses prérogatives, en utilisant les moyens institutionnels à sa disposition en interdisant aujourd’hui un débat démocratique étudiant, cela à des fins partisanes et électoralistes.
En méconnaissant l’article 17 du décret du 5 mars 1987 (relatif aux missions et à l’organisation des oeuvres universitaires traitant des dates des élections étudiantes), le gouvernement s’inscrit dans l’illégalité la plus totale. Il fait fi de la réglementation en vigueur et de la législation.
Les valeurs de démocratie et la préservation d’un Etat de droit ne sont aujourd’hui plus une réalité pour les étudiants de par ces malversations électorales.
La FAGE ne peut accepter que la démocratie étudiante soit sacrifiée en toute impunité.
La FAGE demande que le gouvernement expose un argumentaire cohérent afin de justifier cette décision.
La FAGE ne peut que rejeter et condamner ces méthodes et appelle le gouvernement à respecter la réglementation en vigueur et demande un retour à la sérénité.


